Jeudi 27 septembre 2007

Mea culpa, le bar ne s’appelait pas le MJB, mais le JMB. Trop nulle. En tous cas, j’ai ouvert mon Assimil depuis ce week end. J’ai même appris des mots.

J’allais dire que j’ai pris le rythme, m’enfin il est 17h45 et vais pas tarder à aller me coucher, je crois ! Quitte à annuler le Gyros de ce soir… Après tout, on a déjà fait un petit resto mardi soir. D’ailleurs à ce sujet, mention mdr pour Agnès !… Lorsque le serveur est venu à nous, elle a voulu demander le menu, comme une grande. Bah nan ! Elle a demandé le passeport du monsieur !… On en pouvait plus ! On a laissé un pourboire pour la peine.
Enfin, la routine s’installe, j’ai eu le temps de prendre mes marques, de corriger mes premiers contrôles, d’apprendre à improviser en cours, et tout le toutime. Et j’ai commencé à bosser à l’Alliance française. Plutôt bien lotie, j’ai un petit groupe d’adultes d’un niveau avancé, et mon boulot c’est de servir le thé et d’animer un débat de deux heures, tout en donnant du vocabulaire et en corrigeant les fautes d’expression. Ca me va ! Mais alors, pour ce qui est du « devoir de réserve » et des « thèmes tabous » dont on nous avait parlé à la réunion de Budapest… J’ai sauté dans la flaque à pieds joints. En un seul cours, ils m’ont fait parler des Tsiganes, de la politique de Sarkozy, du port du voile et de la laïcité. Mais j’ai tenu bon, j’ai réussi à rester la plus objective possible, tout en donnant mon opinion quand ils me l’ont demandé. Enfin j’espère.
Pour ce qui est des cours, donc, ça va pas mal. En revanche, niveau administratif, je vais pas tarder à faire quelques vocalises bien senties à ma coordinatrice. N’ai toujours pas signé mon contrat local… Si ça se trouve, je fais deux heures sup’ dans le vent, je ne peux toujours pas mettre en route mon club ciné et organiser une sortie à Budapest pour un forum étudiant et pour la Nuit du Cinéma, et je n’aurai peut-être jamais de TV – ce qui m’intéresse c’est TV5, pour les infos. Veux pas faire ma râleuse, m’enfin c’est dans le contrat, zut !
Du coup, je reste connectée à la vie de Lyon grâce à Okapi ! j’ai enfin compris pourquoi, depuis le printemps dernier, des petits jeunes se retrouvaient Rue de la Ré’ sapés comme dans les années 80 à coup de tee-shirts fluo, de bretelles à têtes de mort, de ceintures à damier, et de coupes à la Chewbaca, à danser comme des tarés démantibulés sur de la mauvaise techno ! Ce sont des Tektonik, et oui braves gens, et ça vient de Belgique et des Pays-Bas. Tout ça, je l’ai appris avec Okapi ! Merci Okapi !

Dimanche 23 septembre 2007

Ca va devenir une habitude aussi, samedi soir on est retourné chez Atilla. Enfin, c’est chez sa belle-sœur, Rita, 26 ans aussi, super marrante et vrai gentille.
Cette fois, on a pris et des bières et du vin. On ne savait pas bien à quoi s’attendre. Apparemment, c’était une soirée de vieux potes de bancs d’école… Un peu la trouille de faire potiches toute la soirée et de rien paner. Et ben même pas ! Enfin si, on a rien pané de ce qu’ils pouvaient bien se raconter sur leurs souvenirs d’écoliers. Même si Atilla essayait de nous traduire entre deux fous rires et au-dessus des cris… parce qu’en fait, c’est symptomatique. A chaque fois que des Hongrois parlent à côté de nous, ils parlent un peu plus lentement – c’est gentil – et surtout beaucoup plus fort – c’est inutile !
Mais on est loin d’avoir jouer les potiches. Les gars, un peu bourrus, un peu bourrés, étaient très curieux (c’est cool ce petit côté exotique qu’on peut avoir à l’Etranger) et bien rigolos. Du coup, on était à l’aise, et aussi bien contentes de baigner dans du hongrois toute une soirée ! C’est pas si évident pour nous, puisque généralement, on ne cause qu’à des expat’, à des élèves, ou à des professeurs de langues. Donc, bonheur ! On a même appris deux, trois mots. Mais c’était surtout très agréable à écouter. Je les ai épatés en ouvrant nos bières avec un briquet ! Moi je trouvais que ça avait son petit côté Castor Junior, mais nan, pour eux j’étais une déesse. Trop cooooool !…
A ce sujet, j’ai compris pourquoi notre chef suprême, Magda Szabó, nous avait mises en garde sur les dangers de venir s’installer en Hongrie… au risque d’y rester à jamais ! C’est que, figurez-vous, les hommes sont peut-être parfois un peu patauds, voire bourrus – alors on trouve ça, soit très con, soit très mignon (devinez pour moi) – mais ils sont surtout de véritables gentlemen. Pas moyen de sortir une clope à soi, ni de se l’allumer soi-même, pas moyen de rester debout plus de trois minutes, pas moyen de se peler les miches sans qu’on vous amène une petite couette (c’est qu’on aime bien rester sur la terrasse, avec les rigolos), pas moyen de digérer son dernier verre sans un autre Bacardi Cola… mon chouchou nous a même inviter à rentrer en taxi (et on habite pas franchement au même endroit). Et en décembre, il m'invite a un match de hockey Hongrie-France! Bref, que du bonheur. Ils ont passé leur soirée à nous faire du baise-main, à nous dire qu’on était trop mignonnes quand on parlait hongrois et trop adorables – Gabór voulait même « me manger » Grrrrrr – un peu l’hallu quand même ! Ca, c’est l’indéniable superpouvoir des expatriées…
Alors c’est sûr, je frise le stéréotype, et je m’en excuse. Mais mince, c’est pas la première fois que je note ça, et notre chef suprême nous l’avait dit aussi, alors hein !

Bien, il est temps pour moi d’aller chercher quelque coin de verdure. J’ai bien travaillé avant de sortir hier soir, et vais enfin pouvoir courir les champs de la montagne de Bükk…
Et juste pour le mot de la fin, une question tout à fait pertinente d’un gars du MJB : « C’est vrai que chez vous, un croissant c’est plus cher qu’un litre de pétrole ? »

Samedi 22 septembre 2007

Je le savais bien que je voulais pas bosser, moi ! En fait, c’était pas la flemme… c’était l’angine. Je me suis traînée toute la semaine, horrible !… Me suis consolée en me disant que j’étais bien vaillante, parce que la consultation chez le médecin et un petit arrêt maladie, c’est moins de 2€. Et ouais. Enfin, la semaine ne voulait pas en finir. Et j’ai passé mes aprèm à essayer de roupiller un peu (pas facile avec la voisine que je me coltine) ou à courir pour mes dernières démarches administratives, des trucs palpitants comme ouvrir un compte, se déclarer aux Impôts, etc. Hier, j’ai même acheté une carte SIM… on sera plus obligé de se donner des rendez-vous à la mord-moi-le-noeud dix jours à l’avance, c’est cool.
Enfin, faut pas croire, on a pris nos petites habitudes ! Le mercredi, une korsó de bière avec Agnès et le vendredi, soirée avec les Allemandes. Surprise non négligeable, les filles nous ont ramené des connaissances à elles… des p’tites meufettes d’un lycée d’Agnès (un poil gênant et trois poils marrants) et un chevelu qui nous proposait une soirée Métal au MJB. Je dis youpi. On a enfin quitté cette foutue rue principale – un mois que je la monte et la descend – pour aller trouver ce MJB. Bonne pioche, la rue est bien sympa. Je m’étais pas rendue compte qu’en fait j’étais rarement à l’aise, parce que pas dans mon élément. Et maintenant que j’étais à l’aise, je me rendais compte que bien souvent je l’étais pas, dans mon élément. Vous suivez ? Bref, là, c’était chouette. Des chevelus, des barbus, un groupe à l’étage qui s’égosille, un vieux baby-foot dans le fond, des tables un peu crades… Aaaaah, ça va mieux. Les élèves d’Agnès nous ont bien fait marrer, elles sont venues nous voir, se faire prendre en photo avec leur Francia Tanár et boire leur palinka avec nous… en un quart d’heure, elles étaient cramées. Une heure plus tard, elles partaient. Soirée éclair, mais dont elles se souviendront.
De notre côté, on a un peu navigué dans le bar, pour finir dehors, avec des copains du gars chevelu sus-précédemment cité. Mais non nommé, il s’appelait István. Les gars étaient marrants, quoique bien éméchés aussi. Mais si ça se trouve, à jeun, ils auraient été chiants comme la mort ! Bon, c’est vrai, c’était pas très fin parfois. Mais pour ma part, j’ai quand même bien tchatché avec un gars qui m’expliquait, en tanguant un peu, pourquoi il comptait partir bosser en Angleterre, ce qu’il pensait de Miskolc, la scissure Droite/Gauche, etc. Tout de même !… Et pis ça fait tellement du bien à parler à des gens, pas des élèves, mais des vrais gens, même plus bourrés que moi. Enfin, les filles se sont lassées, et on avait la semaine dans les pattes… J’ai pris le bus 35 avec un des autres gars, qui sur le trajet, avait eu le temps de cuver et d’arrêter de me dresser la liste des synonymes de pénis en hongrois. Et, lui aussi, s’est avéré qu’il était bien cool. Un ancien punk. M’a raconté sa vie, tout ça. Une bien bonne soirée !
Aujourd’hui, j’espère bien finir de préparer mes cours pour aller voir du vert dimanche, à la sortie de la ville. des petites fleurs, des arbres, des cailloux, des rivières, des petits faons…

Dimanche 16 septembre 2007

Là, on est passé en division Fête du Slip ! Atilla, un prof d’anglais du lycée Hermann Ottó, a proposé à Agnès de venir à une soirée qu’il organisait samedi soir. Une Française pouvant en cacher une autre, j’y suis allée aussi. En prenant le tram, on s’est pris une grosse vague de testostérone en folie et de vieux relents de bière… il y avait match ce soir-là, et le supporter, c’est comme le professeur, il est partout le même ! Je crois qu’on était les seules minettes à bord… et on descendait aussi à l’arrêt Stadion. Le youpi, quoi… Comme on est bien élevé, avant de retrouver Atilla, on est allé faire le plein de bières dans le bouiboui d’à côté… Comment on pouvait savoir, nous, que les trentenaires ça boit du vin ?! C’est vrai que c’est plus chic, m’enfin…
Là, on a rejoué l’Auberge Espagnole. Il y avait le binôme français, le quatuor hongrois, le duo espagnol… Un peu comme en cours, en vachement plus arrosé et beaucoup plus drôle ! Je pensais pas manger de véritable tortilla en Hongrie, voire pas de tortilla du tout, mais Miguel et Francisco se sont mis au fourneau… Le bonheur ! On a mangé Espagnol, bu Français et binché hongrois, le tout avec des gens trop chouettes. Beaucoup discuté, et franchement rigolé.
Bien sûr, Agnès m’en voudra si je ne parle pas des toilettes. Faut dire, je vais rarement aux toilettes, et Agnès toujours. Intéressant, oui. Mais comprenez, c’est pour le contexte. Or donc, la bière se recyclant toujours très vite, je me décide. Agnès est impressionnée… Enfin, au bout de dix minutes, elle s’inquiète plutôt… De mon côté, j’évaluais déjà la hauteur du mur depuis la fenêtre des chiottes : j’étais coincée ! La poignée se baladait dans le vide, c’est ballot ! Fort heureusement, la maison regorgeait de super héros. Ils se sont démenés ! J’ai quand même eu peur quand ils ont pété la clef à l’intérieur de la serrure… Ils ont enlevé la vitre de la porte pour voir si j’allais bien, et enfin, à coups de tournevis et de bidouille, je m’en suis sortie ! Si c’est pas de l’aventure ça !… Après quoi nous sommes parties avec les Espagnols, pour aller festoyer en ville. Un vieux con, dans le tramway, nous bloquait depuis un moment, et s’est enfin décidé à nous hurler dessus… parce qu’on ne discutait pas magyar, mais spanglish. Miguel, ici depuis trois ans, lui a lâché une petite phrase bien sentie en hongrois, quand on est descendu. Histoire de dire que… Bref, y’a des gros nazes partout. En ville, il y avait une sorte de festival, avec stands et mini spectacles tout le week end. On a bu un canon et mangé une sorte de Chorizo (très thématique la soirée au final). Pis on a pris le dernier tramway avec Francisco, qui nous a raconté ses voyages, et surtout la Thaïlande… j’aimerais bien voir la Thaïlande... Agnès a préféré Francisco.

Enfin, autant dire que je n’ai rien foutu du week end, et que je ferais mieux d’aller bosser. Mais que j’ai pas envie. Bon, je vais essayer. Ou alors, je sors la ruse du renard ailé qui tâche et je colle des DS surprises à tout le monde. Nan, c’est pas cool, je vais bosser. Ou alors je…

Samedi 15 septembre 2007

Et ben voilà ! Enfin nous rencontrons des gens !
Jeudi soir, je ne sais pas, une inspiration divine… On venait de boire notre bière du mérite, et puis la fringale me fait me souvenir d’un petit Kebab bien sympa… On part pour manger notre gyros ! C’est toujours un peu le rendez-vous des étudiants anti McDo, affamés et sans le sou… On y a alors rencontré Lisa et Myria, deux Allemandes, et Ali, un Turc. Les filles parlent très bien anglais, et Lisa est aussi douée en français. Ali, pour sa part, c’est pas évident ! On a compris que ce Gyros était son repère, les proprios sont turcs, eux aussi. Comme c’était bon de communiquer avec des gens ! Agnès peut se vanter de trois ans en Angleterre, du coup, elle se balade… Moi, j’ai du me faire bouillir les neurones, mais je comprenais quand même, et j’arrivais à parler. Moins bien, c’est sûr… Histoire de remettre ça bientôt, on leur a proposé de se trouver le lendemain soir, sous l’horloge de Szinva – notre point de rendez-vous fétiche.
Sur les conseils de Zsófia, mon élève particulière, on est allé au Cortéz. Et voilà ! On avait enfin trouvé un bar comme on aime ! Un mois de recherches... Il est perché au 1er étage d’un vieil immeuble, un petit décor de cinéma… Cette Zsófia, c’est un atout précieux. Elle m’a aidée pour mes premières courses hongroises, m’a fait voir où manger sur le pouce en ville, m’a fait découvrir le petit salon de thé indien trop chou, planqué dans une superbe cour… et maintenant le Cortéz. Une perle vous dis-je !
Bref, on a donc papoté une nouvelle fois, affalés sur de vieux canapés, avec nos petits amis. Je me permets l’adjectif, parce qu’elles nous ont un peu soufflé quand elles nous ont dit avoir 19 ans. Elles font leur Volontariat International. C’est répandu en pays germain de partir vadrouiller un an, après le bac. Elles bossent à Miskolc dans un centre pour handicapés. Autant dire qu’elles avaient la même tronche fin de semaine que nous !… On a pas fait long feu, mais c’était chouette.

Le plus de la semaine : j’ai trouvé du vrai camembert… du qui pue, du Français.

Jeudi 13 septembre 2007

Les profs se ressemblent partout ! Et oui, même en Hongrie. Il y a, bien sûr, une majorité de femmes, les vieilles filles qui restent au lycée jusqu’à 19h, les marrantes qui papotent comme des collégiennes, les rabougries qui ne se mettront jamais à la retraite, les alcooliques au teint si frais… niveau gars, mêmes catégories. J’en ai un (c’est mon préféré) je suis certaine que c’est lui dans Wayne’s World !… Vous savez, le blondinet aux cheveux longs, raides comme des bâtons, avec des grosses lunettes rondes en plastique. Aujourd’hui, au lycée Avasi, ils se sont tous mis à me causer ! C’était marrant, ils lâchaient les quelques mots de français qu’ils connaissaient, me mimaient ce qu’ils voulaient me faire comprendre, riaient sur mon pauvre accent hongrois, Drriiiing ! Désolée, je dois y aller, j’ai un cours, là ! Mais je retiens une info : une prof de sport propose une séance de Toutouyoutou pour les profs. Le mercredi, pourquoi pas ?
Alors oui, des fois je suis un peu la bête curieuse, et pis des fois je passe complètement à travers... C’est toute une technique ça : apprendre hommes/dames pour ne pas se tromper de WC, repérer les salles en avance pour faire comme si on était là depuis 14 ans, éviter les yeux de merlan fris sur tout ce qui peut nous sembler curieux, et surtout, avoir les ongles propres et manucurés (on voue un culte aux extrémités digitales, ici).

Demain j’ai rendez-vous avec Zsófia, une lycéenne d’Avasi, que j’avais rencontré cet été à l’Alliance. On va papoter autour d’un verre, enfin non… on va travailler ses compétences à l’oral, pour la préparer à son examen de langue française.
En revanche, j’ai posé un beau lapin à Agnès hier après-midi. Je devais aller à l’Office d’Immigration me faire faire ma carte de résident. C’est que je ne m’étais pas encore sentie immigrée, moi ! Déjà un peu plus quand j’ai rejoint les rangs de tous les penauds qui attendaient désespérément qu’on arrive au numéro de leur ticket. J’avais le 148. Autant me préparer à passer le reste de la journée dans cette cosmopolite de salle d’attente… Et comme je n’ai pas de portable, pas moyen d’avertir Agnès ! Pas cool pour elle. Mais, finalement, j’ai passé un bon moment, puisqu’une des élèves du lycée Fáy, de dernière année, m’a tenue compagnie. Elle m’a raconté sa vie, c’était chouette. Elle est slovaque. Elle et sa sœur vivent à Miskolc, pour étudier dans de meilleurs lycées que là-bas. Et elle aimerait partir étudier en France. Et puis elle m’a dit – attention, c’est le moment Autosatisfaction – qu’elle me trouvait vraiment chouette, et toute la classe aussi d’ailleurs. Qu’on apprenait des choses intéressantes, que mes cours étaient vivants, tout ça, tout ça… j’étais rouge comme un nez de clown. Et mes chevilles enflaient, enflaient… j’aurais aussi pu m’acheter les chaussures pour compléter la panoplie.

Mardi 11 septembre 2007

J’aime pas le mardi. J’aime bien le lundi, mais j’aime pas le mardi ! Ma journée des extrêmes.
Je commence avec une classe de phoques amorphes. Des espèces d’ados tout blasés, une moitié se foutant royal du français et me baillant au nez, et une autre moitié toute complexée par ses nénés qui poussent et n’osant pas lâcher un mot. Je suis méchante. Pour ma défense, ils m’ont exténuée. L’argument est léger, c’est vrai…
Après, c’est l’inverse ! Mes braillards de débutants débarquent ! Je les aime bien, eux. Ils sont encore trop jeunes pour que se dire que ça l’affiche grave de répondre au prof. Ouf ! Mais là, faut les tenir, qu’ils gardent leur attention sur moi et sur ce qu’on fait. Et c’est pas fastoche non plus !… Il y en a un qui a voulu m’épater (il avait six mois de cours particuliers derrière lui) et, alors que je le leur faisais découvrir le monde fascinant des mois de l’année, il a commencé à tous les réciter. Au lieu de le laisser me pourrir tous mes effets, je lui ai tendu la craie, et j’ai pris sa place. Triple effet CamCool : lui s’est senti valorisé, moi je me suis reposée, et son pote de voisin s’est bien calmé. C’est beau la pédagogie.

Et cet aprèm, on m’a piqué des meubles dans mon appart !… Et légalement en plus !…
Le lycée a du se rendre compte que je n’avais pas une vie sociale très débridée, ici. Deux mécréants sont donc venus récupérer un fauteuil et un canapé. Enfin, c’était pas une raison, quoi ! M’en fous de toutes façons, Félisse avait pissé sur le fauteuil en arrivant, au mois d’août – faut comprendre, pauvre binoune, elle avait peur… moi aussi, et j’ai même pas fait pipi !
Enfin, ça renforce le côté Feng Shui de l’appartement : Toujours voir le verre de palinka à moitié rempli. Si c’est pas le cas, le remplir !