Vendredi 11 janvier 2008

Je ne sais pas si, finalement, on va réussir à tenir nos bonnes résolutions d’excursions… On a encore et toujours un max de choses à faire. Pour ma part, je reprends du service à l’Alliance Française, mais avec des débutants cette fois-ci. Ce qui fait deux heures de plus à caler dans la semaine, ce qui donne un jeudi où je bosserai de 7h30 à 19h… Pas que ce soit la mort, pis ça peut m’aider à trouver du boulot dans une autre Alliance - comme celle de Lyon, à tout hasard - mais j’aurais bien dormi un peu aussi, pis concentré mon énergie sur mon rapport de stage, et mes lettres de candidature pour la suite des évènements. C’est que je me suis beaucoup pris la tête au sujet de la reconduite de mon contrat. Restera ? Restera pas ? Mais je crois que je vais rentrer à Lyon. Je vais essayer de rester sur cette idée, et de ne pas refaire un énième tableau des pour et contre et match nul. Je rentre. Hop là, ça c’est décidé. J’espère.
Et puis il y a les urgences. Pour lundi, je dois rebricoler mon speech sur Lyon, et préparer un quizz, le genre de trucs pas chiants en soi, mais qui prend du temps. Sans compter les prépa’ de cours, bien sûr, qui prennent bien du temps, et les petits trucs annexes que demandent les lycées – par exemple, noter tous mes élèves (140) sur leur assiduité et leur comportement. Et j’en ai trois des lycées. Ça me gonfle de m’embourber dans le quotidien ! On ne peut jamais se projeter, prendre le temps pour préparer la suite… Surtout que bientôt, on aura plus de choses à gérer encore. La fête de la francophonie ! A la fac, j’ai appris que c’était le 20 mars, et qu’on organisait quelques petits évènements dans toute la sphère francophone. Ce que je ne savais pas, c’est qu’en Hongrie, elle dure du 6 au 20 mars, qu’on va devoir participer et aider à l’organisation d’un tas de choses, préparer des speechs, préparer les élèves à certaines manifestations, et ce à Budapest et à Miskolc. C’est chouette, ça va casser la routine et permettre de proposer un tas de trucs rigolos aux élèves, sûr, mais pétard, le mois de mars va filer plus vite qu’un diarrhéique dans le métro… Bref, je commence à angoisser sur ce qu’on a à faire, et le temps qu’on a pour le faire.

Alors histoire de ne pas me mettre à jour et oublier, j’ai retrouvé Péter au Plaza, avec Agnès et un pote à lui, pour jouer au billard. J’aime bien jouer au billard avec mes élèves ! Ca m’a rappelé mes foyers du jeudi soir à Branly, c’était marrant. On a pas franchement bien joué, mais on a quand même sauvé la face ! C’est important.

Mardi 8 janvier 2008

Après moult péripéties et petites frayeurs sur le trajet - il fallait sans doute une certaine symétrie avec le trajet aller - le mini bus traverse Miskolc et me dépose devant chez moi… La ville est toute blanche, un bonheur pour les yeux, mais alors juste pour les yeux… il caille ! A peine sortie de la voiture, je tombe sur Péter, venu récupérer deux trois trucs. Il a presque passé toutes ses vacances chez moi à gagater sur Félisse. Bon deal, lui a pu passer un peu de temps tranquille, et moi je retrouve une Féfé au poil brillant.
Je retrouve aussi très rapidement Agnès (au poil brillant aussi, elle est allée chez le coiffeur) pour notre sacro-saint samedi soir à la maison. Elle m’a offert Shawn of the Dead, une bonne tranche de rigolade british sur fond de zombies. Et comme nous ne sommes pas encore parasitées par le quotidien, on se met à rêver de virées dans Miskolc, dans le pays, et au-delà… Avant de replonger dans nos bouquins dès le dimanche matin… Pas mécontente d’en avoir acheté quelques-uns sur Lyon, je vais rapidement boucler ma semaine.

Finalement, le temps se radoucit un peu. Un peu, j’ai dit. Le plus dur, c’est de marcher sans avoir l’air trop con, et sans tomber ! En allant faire des petites cours, j’ai croisé le chien noir. Il était couché sur le trottoir, il était mort. Petit coup au moral, ce chien était trop drôle, un bâtard tout cracra, tout content, qui se baladait toujours dans ma rue...
Ceux qui passent le plus de temps dehors maintenant, ce sont les Tsiganes. Apparemment, la Mairie les préfère au sel. Munis de leurs pelles, ils passent leurs journées à enlever la neige des routes et des trottoirs, à gratter ensuite la glace.


Les vacances de Noël…

Youpi, youpi, l’école est finie ! … Même une chanson ringarde peut prendre du sens.
Je sais pas si c’était fait pour me gonfler, mais comme j’avais vraiment hâte de rentrer, le trajet s’est montré bien facétieux. D’abord, on enregistre mes bagages, et moi-même, sur un vol qui n’était pas censé être le mien… ça a l’air de rien, mais quand vous êtes sagement assise devant votre porte d’embarquement 17B et que vous entendez « Camille Blablabla… dernier appel… Blabla porte 15F… Blabla Mais qu’est-ce que vous foutez, bon sang ? Allez ! » ça vous met le ravioli en ébullition. Promis. Mais j’ai un nouveau billet et l’avion ! Avion finalement cloué au sol, plus congelé qu’un esquimau vanille… 45 minutes pour qu’il se décide à décoller. Quand y’a une correspondance à prendre derrière, ça n’a rien de très rassurant ! Même terminale, pas de problème… mon œil ouais ! L’aéroport de Francfort doit faire la superficie de la Belgique. Une belle petite course jusqu’à la porte d’embarquement… pour finalement apprendre, quelque peu essoufflée et rougeoyante, que mon avion pour la France sera un poil en retard, lui aussi.
Mais youpi ! ça y est ! on navigue au-dessus d’une mer de nuages… c’est vraiment trop beau, on devrait faire de plus grands hublots. Pourquoi on fait pas de plus grands hublots ? Je reste scotchée au mien, parce que bientôt, il y aura le coucher de soleil. C’est ce que je préfère (un jour je m’offrirai un lever quand même). Un peu plus tard, on plonge dans la mer de nuages, et Lyon apparaît dans la nuit ! Une toile d’araignée de petites loupiotes. Je souris bêtement jusqu’à l’atterrissage.
Trop bon d’avoir la Youyou dans les bras ! Eric, Antoine et Léa sont venus, c’est chouette. Je crois qu’Hélène, pour sa part, a préféré ne pas trop s’approcher de l’antre de son enfer… un aéroport… plein d’avions qui décollent, qui se recollent, l’angoisse. Nous sommes enfin arrivés… un vrai dîner de vraies choses vraiment bonnes… petite soirée sympathique, qui en annoncera un tas d’autres.

Dimanche et lundi, j’ai revu mon Mathieu. Ça aussi, ça fait du bien. Petite balade dans la ville, derniers cadeaux à acheter (pause pharmacie, les chaussures d’Hélène ont été fabriquées par un gus qui déteste les pieds), et soirée avec lui et Mathieu B. au Smoking Dog, bien sûr. Une très bonne soirée dont il fallait profiter, puisque Mathieu vit à Marseille, et que Mathieu B. part pour Hong Kong… Et puis j’ai vu la Didine, à la Mi Graine, bien sûr. Papotages de comptoir et bière du nain de jardin (comment elle s’appelle celle-là déjà ?), bien sympa aussi, mais sans Maud, pas le petit effet Soirée Dindes ! Je ne l’aurai même pas vue des vacances, un peu deg’. Puis petite soirée tranquille, accompagnée de Dine et Benj - une virée en camion, que c’est bon - chez le trio des zozos Dani, Alex, et Stoof, avec un bonus Moutch pour l’occasion ; Et on s’est couché bien plus tard qu’en Hongrie, même pas mal. Et bien sûr, le pèlerinage n’aurait pas été complet sans une répèt’ batuc’ au CCO… ça fait du bien ! Surdo et tamborim, parfaite petite remise en bouche. J’ai aussi pu passer une après-midi café chez Steph, avec mes gourgandines de cop’s Patipat et Agnès, et pour rester sur une note branlysienne, j’ai revu Nico pour un billard, puis Jérémie (sous-locataire exemplaire). Et enfin, j’ai passé le jour de l’an dans la nouvelle maison de Sam et Pierrick, à Burgy (bœuf bourguignon, ping-pong, musique, breuvages, racontages de vies et débats divers et avariés). Super de revoir tout ce petit monde… Pik, Clairon, Katia, Sam, Benj, Dani, Alex… J’ai d’abord fait le trajet avec Marjo et Pshem. J’adore faire de la voiture avec des copains. Beaucoup de musique, un peu de bière, les paysages qui défilent… on rigole, on rigole, c’est sympa. Et retour sur Lyon avec Alex, Dani et Moutch. Tout aussi bon (même sans autoradio, même sans bière, promis Alex). Et j’ai même appris à jouer au Yam’s (faut compter et tout, c’est chiant et cool à la fois). Mais pas le temps pour un Risk serbo-croate, au grand damne de Dan. Hé ! J’ai même revu Marion !… ça faisait quoi ? 4 ans ? sûrement plus ! Très sympa de pouvoir repapoter de visu. Vraiment tranquille. J’ai même vu son futur jules. Hé quoi, même Elise va y passer ! On part un an, et ça y est, c’est la fête des princesses en blanc.
Bref, un vrai Potathon. Et je compte pas ceux que je n’ai eu qu’au téléphone ou sur msn. Pratiques ces petites choses, quand on est en vadrouille quand même…

Sinon, Noël s’est bien passé. Bien sûr, c’était Noël… Enfin c’est peut-être pas la fête aux papillotes pour tout le monde ce genre de festivités. Nous on a fait ça tranquillement en petit comité, parents et frangins, autour d’un dîner ô combien savoureux… bien qu’un peu plus tard, j’aie tout vomi ! Quatre fois ! Je sais pas, c’était peut-être trop bon, j’ai plus l’habitude. Ou alors je suis tombée sur une huître qui avait oublié d’être fraîche. Antoine a assuré pour mon cadeau. Il m’a offert deux BD dont l’action se déroule à Lyon. BD et Lyon ! Le mix parfait, l’harmonie. Sans oublier un très beau carnet de voyage… alors il assure, hein ? En revanche, l’award du cadeau le plus rigolo revient bien sûr au stylo au bout surmonté d’un ressort et d’une tête de Jack Sparrow qui gesticule fébrilement et s’allume en rouge dès que j’écris. Merci Youyou, j’ai fait sensation en salle des profs, très crédible, très pro.
Le lendemain, après une veillée sur Mario Party 4, on est allé voir notre grand-mère. Elle avait l’air d’aller bien, mais la maison de repos est vraiment pas terrible. On espère qu’elle pourra bientôt être à Lyon, près de la maison. Le 28, c’est reparti pour une dernier petit Noël à Trévoux, chez nos grands-parents (doublé d’un anniversaire de môman… t’inquiète, je dirai pas ton âge sur la toile). On a retrouvé Cathy et les cousins. Pas touché aux huîtres, cette fois. C’est Lucas qui s’en est chargé, le monde à l’envers…

Lundi 10 décembre 2007

Une bonne nouvelle de notre atelier théâtre, de Fényi, mes petits loulous ont gagné le premier prix lors de leur fête au lycée, Ki mit tud (ça veut dire qui fait quoi). S’ils étaient pas mignons dans leur petits costumes d’époque…
Si je regarde global, et si j’oublie mes deux barbouzes de 9/A, ça se passe plutôt bien avec les gamins. Parfois pas facile de leur faire sortir une phrase, un mot, allez quoi, au moins un bruit, je sais pas, un gargarisme ? Dans l’ensemble, ils sont tous plus ou moins en bon état de marche. Et j’espère bien, tous les lundi matin, je casque un max de forintos dans leur photocopies (c’est trop le bouzin en ce moment pour en faire au lycée).
Oh ! Jeudi 6 décembre, Saint-Nicolas a débarqué dans ma classe. On me l’a fait pas à moi, hé je sais bien que t’es un élève de dernière année. Ce jour-là, il passait un peu partout distribuer des mots anonymes à leurs destinataires, qui eux étaient loin de rester anonymes, puisque le billet était lu devant tout le monde. Mais c’était pas trop grave, parce qu’après tu gagnais une papillote. Enfin là, le mot, il était pour moi ! Mais j’ai donné la papillote, j’aime pas ça.
« Camille Charles-nak ! Tu est la mieux proffesseur dans la tout l’école ! j’espère que tu te sente bien ici ! Je t’aime beaucoup ! Joyeaux Noël ! Bises ! Et je te remercie de tout au nom de notre classe ! »
C’est rrrô mignon ça, quand même !
Autrement, j’ai pu me consoler de ne pas être à Lyon le soir du 8 décembre en allant à l’Alliance, retrouver Agnès, Anne-Laure, Lisa et Myria, pour une soirée raclette. Enfin, soirée raclette à la hongroise, on se calme. Apéro à 17h, dîner à 19h, retour à la maison 21h. Youhou… Pour apprendre le lendemain que la presta de la batuc a été d’enfer, qu’Anto a dansé dessus, que les gens étaient de feu, ouais bon ça va ! Moi j’ai fini la soirée en regardant La revanche des Siths avec Agnès, c’était d’enfer aussi, okay !?… Baszd meg, c’est quand les vacances ?

Dimanche 2 décembre 2007

Intro sinistre : un drapeau noir flotte depuis quelques jours au-dessus de la porte d’entrée de l’immeuble. Je crois qu’un voisin est mort. En fait, c’est sûr, maintenant il y a un mot sur la cage d’ascenseur.
Intro mimi : la ville est très jolie, toute parée de ses décorations de Noël, et le tramway passe maintenant sous une voûte étoilée de petites lumières.

Une très bonne fin de semaine… pas trop de boulot, et une grosse envie de cocooning ! samedi, rien de nouveau sous le ciel de Miskolc : préparation des cours (bah oui, quand même) et film à la maison avec Agnès. En ce moment, on mange du Star Wars (et pas mal de bretzels…)
Et dimanche, aaaah dimanche ! Un vrai dimanche. D’abord, la sacro-sainte grasse matinée… jusqu’à 8h30 ! Une bonne douche, un petit tour sur Internet, pis direction le centre-ville. le 1er dimanche de chaque mois, il y a une chouette brocante sur la place de Saint-Étienne. On a flâné de stand en stand, j’ai un peu parlé avec un gars qui avait compris qu’on était françaises. Il a visité le pays en auto-stop il y a quelques années. C’est un peu dommage que ce soit toujours le 1er week end ce marché, on a jamais un forint à mettre pour la moindre babiole, c’est nul. Surtout qu’ici, les brocantes ne sont pas prises d’assaut dès 6h du matin par de crapuleux antiquaires ou de vieilles harpies. Enfin, j’ai quand même trouvé un joli cadeau pour ma môman… et elle saura pas ce que c’est. Eh non.
Ensuite, on s’est fait un petit resto en tête à tête, puis on a retrouvé Miguel et Francine pour aller boire un café, dans un salon de thé cossu qui vient d’ouvrir. Pas que ce soit ce que je préfère d’habitude, mais à ce moment précis, c’était trop bon de boire un (très) bon café, dans un bel endroit, avec de la belle porcelaine, et du vrai bon jazz en fond sonore… Et pour finir, on est parti écouter des chants de noël, dans la rue principale, pour ensuite faire le tour du tout petit marché de noël de Miskolc. Tranquilles qu'on était.